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L’exposition “Register, de Martin Luther à Marie Durand, 500 ans de protestantisme à Aigues-Mortes“

Le 31 octobre 1517, Martin Luther placardait sur la porte de l’église de Wittenberg 95 « thèses » pour dénoncer les dérives de l’Eglise romaine qui, par le biais des Indulgences, faisait commerce du rachat

Le 31 octobre 1517, Martin Luther placardait sur la porte de l’église de Wittenberg 95 « thèses » pour dénoncer les dérives de l’Eglise romaine qui, par le biais des Indulgences, faisait commerce du rachat des péchés. C’était il y a 500 ans, la naissance de la Réforme. L’exaspération devant les fastes affichés de l’Église pontificale, les progrès de l’imprimerie, et le soutien des politiques qui cherchaient à s’affranchir de la toute-puissance de Rome, favorisent la diffusion des idées de Luther qui se répandent très rapidement dans l’Europe entière.

C’est alors que va éclater le conflit religieux qui va embraser notre pays dans de sanglants affrontements et une sévère répression jusqu’à la veille de la Révolution Française.
Le Midi de la France et Aigues-Mortes vont être le théâtre tragique de ces événements. Si la cité de saint Louis devient très tôt une place de sûreté dans laquelle les réformés peuvent se retrancher et exercer librement leur culte, entre 1575 et 1621, la reprise du conflit sous Louis XIII va faire d’Aigues-Mortes un pilier de la Contre-réforme, devenant la sinistre geôle des huguenots jusqu’en décembre 1768.

La célébration de cet anniversaire, tout au long de l’année 2017, est l’occasion pour le Centre des Monuments Nationaux de retracer, par des textes originaux, des films, des interviews interactifs, les subtilités de cette crise qui a déferlé sur l’Europe entière. Si parmi les figures des captifs des tours d’Aigues-Mortes émergent celles d’Abraham Mazel ou de Marie Durand, de nombreux autres prisonniers ont gravé leur nom dans la pierre, permettant aux archéologues de retracer leurs destins.

Jusqu’au 31 décembre